L'INDUSTRIE DU DRAGAGE :
UN MONDE D'HOMMES ? ''Je suis l'un des gars'', dit Marjon Wieringa
Dans cette rubrique consacrée aux femmes dans le dragage, Kelly Polman s'entretient avec Marjon Wieringa de son expérience dans ce monde particulier. Souvent considéré comme un bastion masculin, nous montrons que les femmes jouent également un rôle important dans ce secteur. Dans cette interview, Marjon partage ses expériences et ses perspectives en tant que femme ayant trouvé sa voie dans le monde du dragage.
Marjon Wieringa, 39 ans, a fondé Wieringa all-round service V.O.F. avec son mari Harke Wieringa en 2020. Son parcours dans l'entrepreneuriat a pourtant commencé très différemment : elle a obtenu son permis de conduire à 18 ans, est tombée enceinte de leur fils à 21 ans et a opté pour le métier d'infirmière. Après avoir travaillé comme infirmière pendant plusieurs années, elle s'est rendu compte qu'elle était douée pour son travail, mais que celui-ci ne lui convenait pas. Un voyage personnel de perte de poids (-50 kilos) et de découverte de soi l'a ramenée à sa passion première : le terrassement. Avec Wieringa Allroudservice, Marjon aide les entreprises à pourvoir temporairement des postes en cas de maladie, de pénurie de personnel ou de postes vacants, en leur laissant le temps de trouver une solution permanente.
La réunion
Tout a commencé par une rencontre fortuite", raconte-t-elle tout en manipulant les commandes de la drague. Un matin, alors que je me dépêchais de monter dans mon bus, une voiture s'est arrêtée devant l'entrée, me bloquant le passage. Il s'agissait du directeur de Noordkorrel, à qui j'avais parlé quelques semaines plus tôt sur le site de dragage du sable, alors que j'étais chauffeur de camion pour une autre entreprise. Il s'est avéré que le directeur de l'entreprise habitait à trois maisons de distance, sans que nous le sachions l'un et l'autre. Il m'a donc invité à venir l'aider. C'est ainsi que j'ai lentement pénétré dans le monde du dragage. C'était une voie totalement différente de celle à laquelle je m'attendais, mais je suis heureuse que les choses se soient passées ainsi".
Tout en travaillant, Marjon apprend les ficelles du métier auprès de son mari Harke. "Bien qu'il n'y ait pas d'éducation ou de formation spécifique qui fasse de vous un expert dans l'industrie du dragage, je suis par nature quelqu'un qui apprend vite. J'assimile les choses pendant que je travaille et je les mets en pratique", dit-elle. "Et si je ne sais pas quelque chose, j'appelle mon mari. Cela facilite la communication. Il est important de comprendre les bases et de savoir quelles sont les erreurs maximales, afin de savoir où l'on peut aller".
Tout en travaillant, Marjon apprend les ficelles du métier auprès de son mari Harke. "Bien qu'il n'y ait pas d'éducation ou de formation spécifique qui fasse de vous un expert dans l'industrie du dragage, je suis par nature quelqu'un qui apprend vite. J'assimile les choses pendant que je travaille et je les mets en pratique", dit-elle. "Et si je ne sais pas quelque chose, j'appelle mon mari. Cela facilite la communication. Il est important de comprendre les bases et de savoir quelles sont les erreurs maximales, afin de savoir où l'on peut aller".

A gauche : Kellly Polman - EQvolve
A droite : Marjon Wieringa - Wieringa allroudservice
A droite : Marjon Wieringa - Wieringa allroudservice
Sa capacité à apprendre rapidement et à s'adapter à de nouvelles situations l'a aidée à fonctionner efficacement dans un environnement où les hommes dominent souvent. "Je suis très cohérente dans mon travail, qu'il s'agisse de faire fonctionner des machines ou d'effectuer d'autres tâches", note-t-elle. "Mon rythme constant tout au long de la journée me permet d'assurer une bonne production quelles que soient les circonstances. Toutefois, elle reconnaît que son approche se heurte parfois à la dynamique du monde dominé par les hommes dans lequel elle travaille. "Lorsque les niveaux de testostérone augmentent chez les hommes, ils commencent à être performants. Ils se donnent à fond, alors que je préfère maintenir un rythme régulier", explique-t-elle. "Mais j'ai toujours pensé que la cohérence et la qualité étaient plus importantes que la vitesse. Pourtant, je dois avouer secrètement que lorsque le piston tourne à plein régime, j'adore ça, je ne recule pas d'une vitesse non plus".
Outre son travail dans l'industrie du dragage, Marjon doit également relever le défi de l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. "Je rentre à la maison et je dois aussi m'occuper de ma famille, nous ne pouvons pas manger des chips et porter de vieilles chaussettes toute la semaine. Si je me donne à fond toute la journée, je suis debout à la fin de la journée. Avec un fils de 17 ans qui a également besoin de mon attention et de mes soins, il est parfois difficile de concilier travail et famille. Mais mon éthique de travail m'aide à accomplir mes tâches efficacement, tant au travail qu'à la maison".
Outre son travail dans l'industrie du dragage, Marjon doit également relever le défi de l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. "Je rentre à la maison et je dois aussi m'occuper de ma famille, nous ne pouvons pas manger des chips et porter de vieilles chaussettes toute la semaine. Si je me donne à fond toute la journée, je suis debout à la fin de la journée. Avec un fils de 17 ans qui a également besoin de mon attention et de mes soins, il est parfois difficile de concilier travail et famille. Mais mon éthique de travail m'aide à accomplir mes tâches efficacement, tant au travail qu'à la maison".
Preuves
Elle souligne qu'il n'est pas toujours nécessaire de se mettre en avant pour faire ses preuves en tant que femme. Avec les médias sociaux, nous voyons aujourd'hui beaucoup plus de femmes s'exprimer sur la manière dont elles veulent et peuvent travailler dans un monde d'hommes. Mais je ne suis pas toujours d'accord avec le message selon lequel les femmes doivent faire des efforts supplémentaires. Moi-même, je n'en fais pas plus, je me contente de faire mon travail".
Marjon explique qu'elle rencontre souvent des hommes et des femmes moins performants, mais qu'elle pense que le travail acharné et la volonté d'apprendre sont la clé du succès, quel que soit le sexe. Elle poursuit : "Si vous choisissez d'exercer une profession particulière, vous devez y aller. Qu'il s'agisse d'un chauffeur de camion ou d'une infirmière, il faut aller jusqu'au bout. Si vous faites cela, vous y arriverez".
Marjon explique qu'elle rencontre souvent des hommes et des femmes moins performants, mais qu'elle pense que le travail acharné et la volonté d'apprendre sont la clé du succès, quel que soit le sexe. Elle poursuit : "Si vous choisissez d'exercer une profession particulière, vous devez y aller. Qu'il s'agisse d'un chauffeur de camion ou d'une infirmière, il faut aller jusqu'au bout. Si vous faites cela, vous y arriverez".
Préjugés
Interrogée sur les préjugés dont elle a été victime en tant que femme, Marjon explique qu'elle a toujours été considérée comme "l'un des gars". "Lorsque nous nous asseyons à la cantine avec nos collègues, j'entends des histoires sur d'autres femmes. Je m'écrie toujours : "Est-ce que vous parlez de moi comme ça quand je ne suis pas là ? Mais les gens me disent toujours : ''Non, tu as ta place parmi nous''. Lorsqu'on lui demande quel est le rapport, Marjon est brève. Je travaille beaucoup et je m'adapte facilement".
Marjon est optimiste quant à l'avenir des femmes dans les professions à prédominance masculine. "Je pense que tout ira bien", dit-elle. "Il y a beaucoup de femmes qui veulent faire ce métier. Les temps ont changé et je vois beaucoup plus d'opportunités pour les femmes qu'il y a 20 ans."
Tout en naviguant vers le quai, nous parlons de la variété qui rend son travail si agréable. Le matin, je drague et je regarde en arrière, le tuyau d'aspiration est cassé, il faut aussi le réparer", dit-elle en riant. Le vendredi, je m'assois régulièrement sur le pont-bascule pour y installer le sable."
Enfin, Marjon souligne son indépendance et sa détermination à trouver sa propre voie dans ce monde. "Je m'oriente bien et je me débrouille très bien toute seule", dit-elle. "Si vous vous lancez dans quelque chose, vous y arriverez.
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Marjon est optimiste quant à l'avenir des femmes dans les professions à prédominance masculine. "Je pense que tout ira bien", dit-elle. "Il y a beaucoup de femmes qui veulent faire ce métier. Les temps ont changé et je vois beaucoup plus d'opportunités pour les femmes qu'il y a 20 ans."
Tout en naviguant vers le quai, nous parlons de la variété qui rend son travail si agréable. Le matin, je drague et je regarde en arrière, le tuyau d'aspiration est cassé, il faut aussi le réparer", dit-elle en riant. Le vendredi, je m'assois régulièrement sur le pont-bascule pour y installer le sable."
Enfin, Marjon souligne son indépendance et sa détermination à trouver sa propre voie dans ce monde. "Je m'oriente bien et je me débrouille très bien toute seule", dit-elle. "Si vous vous lancez dans quelque chose, vous y arriverez.

